DIYfor change
FR
Colonnade du Capitole national de Colombie, siège du Congrès, sur la place Bolívar à Bogotá

Colombie · 2025

Réforme du travail

#ConsultaPopularSí

« Consulta Popular Sí » (oui à la consultation populaire) : hashtag utilisé par une centaine de comptes sur X entre le 2 et le 4 avril 2025, selon une enquête d'El Espectador citée par BLU Radio.

En 2025, le gouvernement Petro, les centrales et des mouvements ont répondu au rejet de la réforme du travail par des marches, des grèves et une consultation populaire. Le Sénat a refusé la consultation, puis voté la loi.

Mis à jour le 28 octobre 202636 min de lectureSources (47)

Un hommage à celles et ceux qui ont marché à Bogotá, Cali, Medellín, Barranquilla et dans d'autres villes en mars, mai et juin 2025. Projet indépendant, sans lien avec un gouvernement, un parti ou un syndicat.

Vue d'ensemble

En 30 secondes

  1. 8 voix contre 6. Le 18 mars 2025, la Septième Commission du Sénat a classé la réforme du travail de Petro pendant que les syndicats défilaient.

  2. 12 questions par oui ou non. Le gouvernement a fait de la réforme classée une consultation populaire, que les centrales ont soutenue par des marches et des grèves.

  3. 49 contre 47. Le 14 mai, le Sénat a refusé la consultation puis, dans la même séance, accepté par 68 voix contre 3 l'appel rouvrant la réforme.

  4. Décret 0639. Petro a fixé la consultation au 7 août ; le Conseil d'État l'a suspendu le 18 juin, après le vote de la réforme au Sénat.

  5. Loi 2466 de 2025. Promulguée le 25 juin, elle a avancé la majoration de nuit à 19 h et relève celle du dimanche jusqu'à 100 % en 2027.

Les premiers pas

  1. Établir le calendrier des votes et savoir qui décide
  2. Réunir centrales, retraités et mouvements en un front uni
  3. Choisir le texte de référence que défend la campagne

Essayez maintenant Adaptez-le avec l'assistant

Si vous débutez, commencez par les fondamentaux, de l'objectif de voix à ce que dit la recherche. Lire les fondamentaux

Contexte et histoire

L'histoire

Le projet de réforme du travail du gouvernement Petro a franchi la Chambre des représentants et est arrivé au Sénat.

Le projet de réforme du travail du gouvernement Petro a franchi la Chambre des représentants et est arrivé au Sénat. Le 18 mars 2025, huit des 14 sénateurs de la Septième Commission ont voté son classement, le jour même où centrales syndicales, retraités et mouvements défilaient pour lui. Pendant les trois mois suivants, la bataille a suivi deux voies : une consultation populaire en 12 questions, que le Sénat a refusée et que le Conseil d'État a suspendue, et le Sénat lui-même, qui a rouvert le projet par appel et l'a voté. Petro a promulgué la loi 2466 le 25 juin 2025.

8 contre 6
voix à la Septième Commission du Sénat pour classer la réforme, le 18 mars 2025officiel Source
49 contre 47
voix en séance plénière du Sénat contre l'avis favorable à la consultation populaire, le 14 mai 2025officiel Source
68 contre 3
voix dans la même séance, le même jour, pour accepter l'appel qui a rouvert la réforme dans une autre commissionofficiel Source
57 contre 16
voix au Sénat pour le texte de conciliation, le 20 juin 2025 ; à la Chambre, 126 contre 2officiel Source

Du classement à la loi

  1. 11 mars 2025Dans une allocution télévisée, Petro propose une consultation populaire pour que les citoyens décident de l'avenir des réformes. Les centrales appellent à une marche nationale le jour du vote.
  2. 18 marsLa Septième Commission classe la réforme par 8 voix contre 6. Sur la Plaza de Bolívar, Petro s'adresse à des milliers de personnes et annonce que la consultation « arranca » (démarre).
  3. 22 avr.Les ministres Benedetti et Sanguino présentent les 12 questions par oui ou non : journée de jour de 8 heures entre 6 h et 18 h, majoration de 100 % le dimanche, contrat de travail pour les apprentis du SENA, entre autres.
  4. 30 avr. et 1er maiPetro publie une vidéo faite avec l'IA appelant à la consultation pour la fête du Travail. Le gouvernement porte les questions au Sénat, qui a 30 jours pour rendre son avis.
  5. 14 maiLa plénière du Sénat refuse la consultation par 49 voix contre 47 ; le gouvernement dénonce une fraude. Dans la même séance, elle accepte par 68 voix contre 3 l'appel d'Ávila et Flórez, et la réforme passe dans une autre commission.
  6. 19 au 31 maiLe gouvernement dépose une deuxième consultation, en 16 questions. La Quatrième Commission adopte un texte que la CUT juge régressif, et les centrales font une grève de 48 heures, avec des blocages du TransMilenio.
  7. 11 juinPetro signe le décret 0639, qui convoque la consultation pour le 7 août. Le même jour, la plénière du Sénat adopte le rapport sur la réforme par 67 voix contre 25, et des marches ont lieu dans six villes.
  8. 17 et 18 juinLe Sénat vote la réforme en dernier débat. Le lendemain, le Conseil d'État suspend le décret faute d'avis favorable du Sénat.
  9. 20 et 25 juinLa Chambre (126 contre 2) et le Sénat (57 contre 16) adoptent le texte de conciliation. Petro promulgue la loi 2466 de 2025 à la Quinta de Bolívar, à Bogotá.
  10. Déc. 2025 à août 2026La majoration de nuit s'applique dès 19 h à partir du 25 décembre et celle du dimanche passe à 90 % en juillet 2026. Abelardo de la Espriella remporte le second tour le 21 juin et prend ses fonctions le 7 août ; le 20 août, son ministère du Travail abroge 11 circulaires du gouvernement précédent en matière de travail (résolution 2708).

Trois couches

Gouvernement, partis alliés et syndicats se sont battus pour la même réforme, chacun avec ses propres outils. Les confondre masque qui a décidé quoi.

  • Le gouvernementPetro, le ministre du Travail Antonio Sanguino et celui de l'Intérieur Armando Benedetti ont proposé la consultation, rédigé les questions et, sans l'avis du Sénat, signé le décret de convocation ; Eduardo Montealegre, devenu ensuite ministre de la Justice, a aidé à bâtir l'argumentaire juridique.
  • Les partis alliés au CongrèsAu Sénat, Ariel Ávila (Alianza Verde) et Pedro Flórez (Pacto Histórico) ont déposé l'appel qui a rouvert la réforme, et Fabián Díaz (Alianza Verde) a protesté contre le classement. À la Chambre, María Fernanda Carrascal, du Pacto Histórico, a coordonné les rapporteurs.
  • Les syndicats et les mouvementsLe Comando Nacional Unitario (CUT, CGT, CTC et retraités), avec l'Asamblea Nacional Popular, l'ONIC, la FECODE et l'USO, a appelé aux marches de mars, à la grève de mai et à la journée de juin, et a disputé le texte article par article sur X et dans la presse.
Ce qu'on ne sait pas. Établi : les dates et les résultats des votes au Sénat et à la Chambre, le décret, sa suspension par le Conseil d'État et la loi 2466.

Non établi : que les marches ou la menace de la consultation aient changé des votes au Sénat. Xinhua a écrit que la réforme avait repris vie avec la perspective de la consultation, mais c'est une appréciation de l'agence ; le président du Sénat, Efraín Cepeda, a dit que le Congrès n'avait pas eu peur de la marche et que la place n'était pas pleine, et l'appel qui a rouvert le projet est passé par 68 voix contre 3, avec des voix de l'opposition. Le gouvernement n'a jamais accepté le résultat de 49 contre 47 et a dénoncé une fraude ; le secrétariat du Sénat a rejeté l'argument selon lequel le vote ne comptait pas, et La Silla Vacía a vérifié les principales accusations du gouvernement et les a jugées fausses. En juillet 2025, la Cour suprême a ouvert une enquête préliminaire sur Cepeda au sujet de ce vote ; les sources lues ne font état d'aucune conclusion. Les sources lues ne donnent ni comptage des manifestants, ni sondage sur la consultation, ni le coût des marches. L'analyse de Colombia Politics a qualifié d'échec la grève des 28 et 29 mai ; c'est une appréciation, pas une donnée. Les contrats avec des influenceurs viennent d'une enquête d'El Espectador, lue via BLU Radio ; elle ne relie pas les contrats à la consultation, et en août 2025, sur ordre du Tribunal supérieur de Bogotá, le journal a rectifié l'association de neuf personnes à des contrats publics. Les sources lues ne disent pas si la semaine 4x3, combattue par la CUT, est restée dans le texte final, ni si le passage à 42 heures par semaine, qui figure dans le calendrier de la réforme, vient de cette loi ou d'une loi antérieure.

Le terrain

Ce qui était propre à la Colombie de 2025 et peut manquer ailleurs.

Ce qui était propre à la Colombie de 2025 et peut manquer ailleurs.

Plateformes

Rues et places
Le cœur de la pression. À Bogotá, les marches partaient du Parque Nacional vers la Plaza de Bolívar, face au Congrès ; le 11 juin, il y a eu des marches dans six villes et des caravanes vers Cali, Medellín, Barranquilla et Bogotá.
X (Twitter)
Le canal de Petro, de Sanguino et de Fabio Arias. La déclaration du Comando Nacional Unitario du 29 mai est partie du compte d'Arias, qui mentionnait la CUT, la CGT, la FECODE et l'USO, et chaque vote au Sénat y était commenté en quelques minutes.
Allocution télévisée
Petro a proposé la consultation dans une allocution diffusée le soir du 11 mars 2025, une semaine avant le vote en commission.
Médias publics
RTVC, l'audiovisuel public, a publié des guides sur la réforme et la consultation. Selon El Espectador, le gouvernement a signé plus de 63,5 milliards de pesos de contrats publicitaires avec trois chaînes publiques en 2024.
Vidéo générée par IA
Le 30 avril, Petro a publié sur X une vidéo animée faite avec l'IA, dans un style proche de Pixar, appelant au 1er mai avec la phrase « A la Consulta este 1 de Mayo ».
Comptes et influenceurs proches du gouvernement
El Espectador a identifié 18 militants et influenceurs progouvernementaux titulaires de contrats publics de plus de 700 millions de pesos en 2025, et une centaine de comptes X utilisant #ConsultaPopularSí entre le 2 et le 4 avril. L'enquête ne dit pas que ces contrats visaient la consultation, et en août 2025, sur décision de justice, le journal a rectifié le lien établi entre neuf personnes et des contrats publics, faute de preuve.
Grève et blocages
Les centrales ont tenu une grève de 48 heures les 28 et 29 mai, avec des actions dans plusieurs villes et des blocages du TransMilenio, le réseau de bus de Bogotá.

Conditions locales

  • Petro n'avait pas de majorité au Sénat : selon l'EFE, la réforme du travail a été la quatrième proposition rejetée par le Congrès, après la première réforme de la santé (avril 2024), celle de l'éducation (juin 2024) et la deuxième loi de financement (décembre 2024).
  • Une consultation populaire convoquée par le président exige un avis favorable préalable du Sénat, en vertu des lois 134 de 1994 et 1757 de 2015.
  • Pour être valable, la consultation devait mobiliser un tiers du corps électoral, environ 13,6 millions de voix, selon le président du Sénat lui-même.
  • La Registraduría a estimé le coût de la consultation à environ 700 milliards de pesos, un argument repris par les critiques.
  • Les centrales avaient déjà une structure commune, le Comando Nacional Unitario, qui réunit les trois centrales et deux confédérations de retraités.
  • Le patronat s'opposait en bloc : Fenalco, Acopi, Asobares et AmCham Colombia annonçaient plus de coûts et moins d'emplois formels.
  • La violence pesait sur la rue : le 7 juin 2025, le sénateur et précandidat Miguel Uribe Turbay a été blessé par balle à Bogotá, et des attaques à l'explosif et à l'arme à feu à Cali et dans le Cauca, le 10 juin, ont fait sept morts, la veille du rassemblement prévu avec Petro à Cali.
  • L'élection de 2026 se profilait, avec le premier tour de la présidentielle le 31 mai 2026.

Méthode et preuves

La méthode

Quand la commission a classé le projet, le gouvernement a transformé des articles techniques en questions par oui ou non et les centrales…

Quand la commission a classé le projet, le gouvernement a transformé des articles techniques en questions par oui ou non et les centrales ont calé la rue sur le calendrier du Sénat. Pendant ce temps, des sénateurs alliés ont rouvert le projet par le règlement.

Trois fronts

La réforme en questions
Un projet de plusieurs dizaines d'articles est devenu 12 questions par oui ou non, chacune portant un droit qu'on comprend tout de suite : journée de jour de 8 heures, majoration de 100 % le dimanche, contrat pour les apprentis, protection sociale pour les livreurs de plateformes.
La rue à date fixe
Chaque étape au Sénat a eu sa date de mobilisation : la marche du 18 mars le jour du classement, le 1er mai au dépôt des questions, la grève des 28 et 29 mai contre le texte de la Quatrième Commission et le 11 juin dans la dernière ligne droite.
Deux voies à la fois
Pendant que le gouvernement insistait sur la consultation, les sénateurs alliés ont utilisé l'appel prévu par le règlement, et le projet a été réexaminé dans une autre commission. La loi est sortie par cette seconde voie.

Le cycle de la campagne

De mars à juin 2025, le cycle s'est répété à chaque vote au Sénat, avec une échéance fixe au bout : la réforme devait être adoptée avant le 20 juin.

  1. Lire l'ordre du jour Savoir quand la commission ou la plénière vote et qui décide. En mars, huit sénateurs de six partis avaient signé la demande de classement.
  2. Appeler en front uni Les centrales, les retraités, l'Asamblea Nacional Popular et l'ONIC ont signé ensemble l'appel, avec une heure et un point de départ.
  3. Remplir la place le jour du vote La marche arrivait sur la Plaza de Bolívar, face au Congrès, à l'heure de la séance.
  4. Répondre en quelques minutes Chaque résultat était commenté sur X par le président, le ministre et le dirigeant de la CUT juste après le vote.
  5. Traduire en questions Quand le projet s'est arrêté, le gouvernement a porté les mêmes droits sur un bulletin par oui ou non.
  6. Disputer le texte Dans la nouvelle commission et en plénière, la CUT a listé publiquement ce qu'elle refusait (contrat à l'heure, semaine 4x3, sous-traitance) et réclamé le texte voté par la Chambre.
  7. Boucler la conciliation La dernière semaine, les deux chambres se sont accordées sur un texte commun, et la CUT a annoncé qu'elle soutiendrait une conciliation qui rétablisse des droits.
  8. Surveiller l'application Après la promulgation, Petro a demandé au moins mille inspecteurs ; la loi entre en vigueur par étapes jusqu'en juillet 2027.

Et on recommence.

Qui l'a fait

Ce playbook s'appuie sur ce que les organisateurs eux-mêmes ont dit : les allocutions de Petro et des ministres, les appels et les messages…

Ce playbook s'appuie sur ce que les organisateurs eux-mêmes ont dit : les allocutions de Petro et des ministres, les appels et les messages de Fabio Arias et du Comando Nacional Unitario, et les communiqués du Sénat sur chaque vote. Presque tout est arrivé par des entretiens et des messages repris par la presse. Gouvernement, partis et syndicats sont présentés séparément, parce que leurs rôles étaient différents.

  • Gustavo Petro

    Président de la Colombie de 2022 à 2026

    A proposé la consultation populaire dans une allocution télévisée le 11 mars 2025, s'est adressé à la marche sur la Plaza de Bolívar le 18 mars et a signé le décret de convocation le 11 juin.

    Sources
  • Antonio Sanguino

    Ministre du Travail

    A défendu la réforme devant le Sénat et présenté les 12 questions de la consultation avec le ministre de l'Intérieur le 22 avril 2025.

    Sources
  • Armando Benedetti

    Ministre de l'Intérieur

    A coprésenté les questions et, après le 14 mai, a soutenu que le Sénat n'avait pas voté valablement ; le secrétariat du Sénat a rejeté l'argument.

    Sources
  • Fabio Arias

    Président de la Central Unitaria de Trabajadores (CUT)

    A appelé à la marche du 18 mars, à la grève des 28 et 29 mai et à la journée de mobilisation du 11 juin, et a commenté chaque vote sur X.

    Sources
  • Comando Nacional Unitario

    Les trois centrales syndicales (CUT, CGT, CTC) et deux confédérations de retraités

    A signé les appels avec l'Asamblea Nacional Popular ; la déclaration du 29 mai cite aussi la FECODE, syndicat enseignant, et l'USO, syndicat du pétrole.

    Sources
  • Ariel Ávila et Pedro Flórez

    Sénateurs de l'Alianza Verde et du Pacto Histórico

    Ont déposé l'appel que la séance plénière a accepté par 68 voix contre 3 le 14 mai 2025, sortant la réforme de la Septième Commission.

    Sources
  • María Fernanda Carrascal

    Représentante du Pacto Histórico, rapporteuse coordinatrice à la Chambre

    A coordonné les rapporteurs du projet à la Chambre des représentants et critiqué publiquement les huit sénateurs qui ont signé la demande de classement.

    Sources
  • Organización Nacional Indígena de Colombia (ONIC)

    Organisation nationale des peuples autochtones

    S'est jointe à l'appel à la marche du 18 mars, aux côtés des centrales et des confédérations de retraités.

    Sources

Selon celles et ceux qui l'ont fait

Propos de participantsCe que les organisatrices et organisateurs ont dit des décisions qu'ils ont prises.

Ce que les organisatrices et organisateurs ont dit des décisions qu'ils ont prises. Des paraphrases, sauf mention contraire. Les courtes citations restent en espagnol, avec une traduction.

  • En appelant au 18 mars dans une vidéo de la CUT : « estamos convocando a una amplísima movilización en todo el país » (nous appelons à une très large mobilisation dans tout le pays).

    Fabio Arias, président de la CUT, Infobae, 12 mars 2025

  • Quelques jours avant le vote, il a demandé aux sénateurs de changer de position : « Senadores: Aún hay tiempo para reflexionar y rectificar » (il est encore temps de réfléchir et de rectifier).

    Antonio Sanguino, ministre du Travail, Infobae, 12 mars 2025

  • Sur la Plaza de Bolívar, juste après le classement : « Arranca la consulta popular. La movilización es permanente y creciente » (la consultation démarre ; la mobilisation est permanente et croissante).

    Gustavo Petro, président, Radio Nacional de Colombia, 18 mars 2025

  • Dans le même discours, à propos des sénateurs : « Cada senador debe recordar que es un simple representante del pueblo » (chaque sénateur n'est qu'un représentant du peuple).

    Gustavo Petro, président, Radio Nacional de Colombia, 18 mars 2025

6 citations de plus
  • Sur les huit sénateurs du classement : « No quisieron dar el debate, no quisieron concertar » (ils n'ont voulu ni débattre ni négocier).

    María Fernanda Carrascal, Pacto Histórico, Radio Nacional de Colombia, 18 mars 2025

  • Avant le vote sur la consultation, il a prévenu que la réponse à une défaite serait la rue : « Nos vemos en las calles » (rendez-vous dans la rue).

    Fabio Arias, président de la CUT, Infobae, 14 mai 2025

  • Il a défendu la convocation de la consultation par décret : « No es dictadura, es democracia » (c'est la démocratie, pas la dictature).

    Fabio Arias, président de la CUT, Semana, 4 juin 2025

  • Après les blocages de mai et des explosions à Cali : « Nuestra convocatoria insiste en mantener una movilización pacífica y civilista » (notre appel insiste sur une mobilisation pacifique et civique).

    Fabio Arias, président de la CUT, Infobae, 10 juin 2025

  • Après le vote du Sénat, il a annoncé son soutien à la négociation finale : « Respaldaremos una conciliación que recupere derechos » (nous soutiendrons une conciliation qui rétablisse des droits).

    Fabio Arias, président de la CUT, Infobae, 18 juin 2025

  • À la promulgation, il a demandé au ministre du Travail « por lo menos 1.000 inspectores » (au moins 1 000 inspecteurs) pour visiter les entreprises.

    Gustavo Petro, président, Portafolio, 25 juin 2025

Supports et exercices

Les tactiques à reprendre

Choisissez les tactiques qui conviennent à votre contexte et ajoutez-les à votre kit.

Choisissez les tactiques qui conviennent à votre contexte et ajoutez-les à votre kit.

  1. Transformer le projet en questions par oui ou non

    Réécrire une longue réforme en questions courtes, chacune avec un droit et un chiffre. En 2025, le gouvernement colombien a tiré 12 questions de la réforme classée, de la journée de jour de 8 heures aux 100 % de majoration le dimanche.

    La mettre en place, étape par étape
    Marche quand
    Fonctionne quand le projet contient des mesures concrètes que les gens reconnaissent dans leur propre travail.
    À éviter quand
    Ne fonctionne pas quand les questions deviennent la promesse d'un vote que la loi ne permet pas : la consultation colombienne n'est jamais arrivée aux urnes.
    1. Semaine −12 Lister les articles et retenir ceux qui touchent au salaire, aux horaires ou au contrat
    2. Semaine −11 Écrire une question par droit, avec un chiffre dans chacune
    3. Semaine −10 Tester les questions auprès de salariés de trois secteurs différents
    4. Semaine −10 Vérifier avec des juristes ce que la loi permet d'en faire
    5. Semaine −8 Publier les questions comme guide de la réforme, avec le texte original à côté
    6. Semaine −6 Utiliser les questions dans les conversations de rue et le matériel des marches

    Équipe

    • Rédaction : transforme les articles en questions
    • Juridique : vérifie conditions et délais
    • Test : écoute des salariés avant publication

    Ce qu'il faut mesurer: Personnes qui ont laissé leurs coordonnées lors d'une conversation de rue ou d'une action après avoir entendu les questions, comptées chaque semaine.

    Risques à surveiller: Promettre un vote qui dépend d'une autre institution peut tourner à la frustration : dites dès le départ quelles sont les conditions et ce qui se passe si elles sont refusées.

  2. Des marches calées sur le calendrier parlementaire

    Placer chaque mobilisation le jour où le parlement décide. En 2025, les centrales ont marché le jour du classement, le 1er mai, lors d'une grève contre le texte de la nouvelle commission et le 11 juin, neuf jours avant l'échéance finale.

    La mettre en place, étape par étape
    Marche quand
    Fonctionne quand les dates de vote sont publiques et qu'un front d'organisations peut appeler à manifester en une semaine.
    À éviter quand
    Ne prouve pas que la rue a changé les votes : en mars, la commission a classé le projet avec la marche à sa porte.
    1. Semaine −8 Établir le calendrier des votes et le mettre à jour chaque semaine
    2. Semaine −6 Décider avec les organisations qui signe chaque appel
    3. Semaine −1 Annoncer date, heure, point de départ et parcours une semaine à l'avance
    4. Semaine du jour J Marcher jusqu'au lieu le plus proche de la séance à l'heure du vote
    5. Semaine du jour J Publier le résultat avec noms et partis juste après le vote
    6. Semaine du jour J Fixer la date suivante avant la fin de l'action

    Équipe

    • Agenda : suit l'ordre du jour du parlement
    • Appel : boucle signatures et parcours
    • Tableau : publie les votes avec la source

    Ce qu'il faut mesurer: Personnes présentes à chaque action, comptées par ville avec la même méthode, et nouvelles inscriptions à la liste d'alerte le lendemain.

    Risques à surveiller: Les élus peuvent dire qu'ils ne cèdent pas à la pression, comme l'a fait le président du Sénat : appelez à suivre le vote et à demander des comptes, et n'annoncez pas que la rue va décider du vote.

  3. Rouvrir le projet par le règlement

    Utiliser les procédures du parlement lui-même quand une commission enterre le projet. Le 14 mai 2025, l'appel de deux sénateurs alliés est passé par 68 voix contre 3, et la réforme a été réexaminée dans une autre commission jusqu'à devenir loi.

    La mettre en place, étape par étape
    Marche quand
    Fonctionne quand le règlement prévoit un appel ou une autre voie et qu'il y a assez de voix en plénière pour l'accepter.
    À éviter quand
    Ne fonctionne pas si la campagne traite le parlement uniquement en ennemi : l'appel a eu besoin de voix de plusieurs partis.
    1. Semaine −10 Lire avec les conseillers ce que le règlement permet après un classement
    2. Semaine −9 Trouver des parlementaires de partis différents pour signer l'appel
    3. Semaine −8 Compter les voix de la plénière, une par une
    4. Semaine −6 Fixer le texte de référence que la campagne défendra
    5. Semaine −3 Publier ce qui change dans chaque nouvelle version
    6. Semaine du jour J Suivre la conciliation et dire publiquement ce qu'on accepte

    Équipe

    • Groupe parlementaire : dépose l'appel et négocie
    • Conseillers : lisent le règlement et les délais
    • Lecture du texte : compare les versions

    Ce qu'il faut mesurer: Cabinets contactés chaque semaine et parlementaires ayant confirmé leur vote sur l'appel, consignés dans le tableau.

    Risques à surveiller: Négocier le texte peut coûter des droits que la base attendait : publiez ce qui est entré et ce qui est sorti, comme l'a fait la CUT en juin 2025.

  4. Grève et marche avec des règles publiques

    Écrire dans l'appel lui-même que la manifestation est pacifique et légale. Après les blocages du TransMilenio en mai 2025 et la plainte annoncée par le maire de Bogotá, la CUT a appelé au 11 juin comme à une mobilisation pacifique et civique.

    La mettre en place, étape par étape
    Marche quand
    Fonctionne toujours, et compte davantage quand la violence politique fait l'actualité.
    À éviter quand
    Ne fonctionne pas si l'organisation défend publiquement le blocage de services dont sa propre base dépend.
    1. Semaine −3 Écrire les règles de l'action : pacifique, sans blocage des transports, parcours autorisé
    2. Semaine −2 Former des équipes de sécurité et de soin pour chaque ville
    3. Semaine −1 Communiquer le parcours aux autorités et à la presse
    4. Semaine du jour J Lire les règles au début de l'action et les publier sur X
    5. Semaine du jour J Consigner les incidents avec heure et lieu et répondre publiquement le jour même

    Équipe

    • Coordination de l'action : parcours et règles
    • Sécurité : équipes formées par pâté de maisons
    • Presse : répond aux incidents avec des faits

    Ce qu'il faut mesurer: Actions menées sans incident, comptées par ville, et bénévoles de sécurité formés avant chaque date.

    Risques à surveiller: Un blocage peut toucher des millions de personnes et entraîner des poursuites, comme l'a annoncé la mairie de Bogotá : laissez les transports circuler et écartez quiconque voudrait détourner l'action.

Toolkit

Ce que gouvernement, partis et centrales ont mis en place, organisé pour que vous puissiez le reprendre dans une campagne pour une loi qui…

Ce que gouvernement, partis et centrales ont mis en place, organisé pour que vous puissiez le reprendre dans une campagne pour une loi qui a franchi une chambre du parlement et bloque dans l'autre.

Choisissez votre pays pour voir les outils équivalents et les points juridiques à vérifier.

Organisation

Il n'y a pas eu de commandement unique. Le gouvernement s'occupait de la consultation et du discours, les sénateurs alliés du règlement et les centrales de la rue, chacun avec sa voix.

Équipe minimale

Porte-parole du gouvernement
Parle pour la réforme et pour la consultation ; ici, le président et le ministre du Travail.
Rédaction des questions
Transforme des articles en questions par oui ou non qui tiennent sur une ligne.
Groupe parlementaire
Connaît le règlement, dépose les appels et négocie article par article avec le centre.
Commandement syndical unifié
Réunit centrales, retraités et mouvements dans un seul appel, avec une heure, un point de départ et un parcours.
Coordination par ville
Organise marches et caravanes hors de la capitale ; en juin, six villes.
Lecture du texte
Compare chaque nouvelle version au texte de la Chambre et publie ce qui a changé, comme le faisait Fabio Arias sur X.
Conseil juridique
Évalue ce que la loi permet avant chaque étape : consultation, décret, grève, blocage. Suggestion tirée des défaites du cas.

Rythme hebdomadaire et quotidien

  1. Une semaine avant le voteAnnonce publique de la mobilisation et appel aux sénateurs ; en mars, l'appel est sorti six jours avant.
  2. Jour du voteMarche à 9 h du Parque Nacional à la Plaza de Bolívar, face au Congrès.
  3. Quelques minutes après le voteRéactions sur X du président, du ministre et du dirigeant de la CUT.
  4. Quand le texte changeListe de ce qui est accepté et de ce qui est refusé, publiée par la CUT.
  5. Dernière ligne droiteGrève de 48 heures fin mai et journée nationale de mobilisation le 11 juin, neuf jours avant l'échéance du 20 juin.

Il s'est écoulé 99 jours entre le classement et la promulgation. L'échéance légale pour boucler la procédure, le 20 juin, a dicté le rythme des dernières semaines.

Plan B

  • Une consultation populaire si le Congrès bloquait ; un appel au sein du Sénat si la consultation échouait.
  • Une deuxième consultation, en 16 questions, déposée après la défaite du 14 mai.
  • La collecte d'environ 8 millions de signatures pour une nouvelle consultation, idée avancée par Petro au cas où les tribunaux bloqueraient le décret.
  • Des marches dans plusieurs villes, pour ne pas dépendre de Bogotá seule.
  • Le texte voté par la Chambre comme référence fixe pour comparer chaque version du Sénat.

Technologie

Presque rien ne relevait d'un outil spécial. La rue, X et la voix du président ont pesé plus que n'importe quel logiciel.

  • X (Twitter)Gratuit

    Le canal de Petro, des ministres et de Fabio Arias pour appeler, réagir à chaque vote et publier des déclarations communes.

  • Conférence de presseGratuit

    Arias annonçait dates et parcours en conférence de presse ; les médias relayaient l'appel.

  • Courte vidéo générée par IAGratuit ou peu coûteux

    Animation faite avec l'IA, publiée par Petro le 30 avril, pour appeler au 1er mai. L'article lu ne dit pas si la publication signalait l'usage de l'IA.

  • Marches et caravanesNon communiqué

    Points de départ, horaires et parcours fixes par ville ; caravanes vers quatre capitales régionales le 11 juin.

  • Bulletin par oui ou nonEnviron 700 milliards de pesos estimés par la Registraduría pour le vote

    Les 12 questions de la consultation, chacune avec un droit. Elles ne sont jamais arrivées aux urnes, mais ont servi de liste pour expliquer la réforme.

  • Tableau des votes au SénatGratuit

    Suggestion : un tableur public avec le vote de chaque sénateur à chaque étape, à partir des listes publiées par la presse et le Sénat.

  • Liste de soutiens avec consentementGratuit

    Suggestion : un formulaire pour celles et ceux qui ont marché ou soutenu la consultation, avec une mention claire de l'usage, pour les prévenir des votes suivants.

Fiches pratiques par canal

Colonnes du tableau du Sénat

Sénateur ou sénatrice · Parti · Vote sur le classement (18 mars) · Vote sur la consultation (14 mai) · Vote sur l'appel (14 mai) · Vote final (17 juin) · Contact du cabinet · Action menée et date

Aucune source lue ne publie le coût des marches ou de la grève. Ce que l'on sait : la Registraduría a estimé la consultation à environ 700 milliards de pesos, et El Espectador a relevé plus de 700 millions de pesos de contrats publics en 2025 avec 18 militants et influenceurs progouvernementaux, sans les relier à la consultation ; le journal a ensuite rectifié une partie de l'enquête.

Communication

Une réforme aux nombreux articles a été réduite à des droits qui tiennent dans une question. Dans la rue, le sujet était celles et ceux qui travaillent la nuit et le dimanche ; en ligne, un Sénat qui refusait de débattre.

La formule d'une question de la consultation

  1. Un droit Un seul sujet par question : horaires, dimanche, apprentis, livreurs.
  2. Un chiffre 8 heures, de 6 h à 18 h ; 100 % de majoration le dimanche ; 2 personnes handicapées pour 100 salariés.
  3. Qui y gagne Nommer le groupe : apprentis du SENA, livreurs de plateformes, employées de maison, mères communautaires.
  4. Oui ou non La réponse tient en une croix sur le bulletin.
  5. Qui décide Dire qui bloque le changement et quand il vote, sans attaquer la personne.

Règles de message

  • Parler du droit avant l'article : la majoration du dimanche s'explique comme un dimanche payé double.
  • Montrer le résultat du vote avec noms et partis, d'après les registres officiels, sans prêter d'intentions.
  • Séparer les voix : le gouvernement parle de la loi, les centrales pour les salariés, les parlementaires de la procédure.
  • Critiquer des votes, pas des personnes ; en 2025, la violence politique faisait la une.
  • Dire ce qui a été adopté et ce qui est resté de côté, comme l'a fait la CUT après le 17 juin.
  • Signaler toute vidéo faite avec l'IA sur l'image elle-même.
  • Toujours appeler à une manifestation pacifique, avec une heure, un parcours et le contact des organisateurs.

Exemple de conversation

Bonjour ! Je m'appelle Ana, du syndicat du commerce. Une petite question : est-ce que vous travaillez le dimanche ? Aujourd'hui, le dimanche est payé 75 % de plus. La réforme que le Sénat a classée demandait 100 %, par étapes. [écouter] Eh oui. Mardi, la réforme revient au vote, et nous serons sur la Plaza de Bolívar à 9 h, dans le calme. Je peux noter votre numéro pour vous prévenir du résultat et du prochain vote ? Il ne sert qu'à ça.

Transposer à votre contexte

Ce qui fonctionne partout et ce qui dépendait de la Colombie de 2025.

Ce qui fonctionne partout et ce qui dépendait de la Colombie de 2025.

Fonctionne partout

  • Réduire un long projet à des questions par oui ou non, chacune avec un droit et un chiffre.
  • Caler chaque mobilisation sur le calendrier du parlement, pas sur celui de l'organisation.
  • Garder ouverte la voie du règlement (appels, amendements, autre commission) tout en faisant pression de l'extérieur.
  • Réunir centrales, retraités et mouvements dans un seul appel, avec une heure et un parcours.
  • Publier le résultat de chaque vote avec noms et partis, d'après les registres officiels.
  • Comparer chaque nouvelle version à un texte de référence et dire publiquement ce qu'on accepte et ce qu'on refuse.
  • Garder la manifestation pacifique et l'écrire dans l'appel.
  • Séparer qui parle pour le gouvernement, pour les partis et pour les syndicats, pour que chacun garde sa crédibilité.

Dépend du contexte

Une consultation qui exige l'avis du Sénat
Là où le gouvernement ne peut pas convoquer de consultation, organisez une consultation citoyenne sans valeur légale ou une pétition ; là où il le peut, vérifiez d'abord les conditions et les délais, qui ont fait échouer la proposition en Colombie.
Un président qui appelle à descendre dans la rue
Si le gouvernement n'est pas de votre côté, l'appel doit venir des syndicats et des mouvements ; s'il l'est, gardez des appels signés par les organisations, pas par le gouvernement.
X comme canal politique
Utilisez le réseau où journalistes et parlementaires de votre pays lisent les réactions ; là où les messageries de groupe dominent, envoyez-y l'appel et les résultats des votes.
Médias publics et contrats avec des influenceurs
À ne pas copier. L'argent public ne finance pas de campagne ; un créateur rémunéré doit signaler la publicité.
La Plaza de Bolívar face au Congrès
Choisissez l'espace public le plus proche du lieu du vote ; si la loi y restreint les manifestations, tenez l'action au point autorisé le plus proche et prévenez la presse.
Une échéance légale pour la procédure
Là où les projets ne deviennent pas caducs, fixez votre propre date : demandez une date de vote et mobilisez pour elle.

Pratiquer

ExerciceEntraînez-vous sur les missions et situations du cas.

Décidez comme la coordination

Six moments de la campagne de 2025. Choisissez ce que vous feriez et voyez ce qui s'est passé.

Plan en 5 phases

La séquence de la campagne colombienne, du classement à l'application de la loi, sous forme de liste de vérification.

La séquence de la campagne colombienne, du classement à l'application de la loi, sous forme de liste de vérification. Votre progression est enregistrée dans ce navigateur.

  1. Avant le vote décisif (2 à 3 mois avant)

  2. Jour du vote

  3. Si le projet tombe

  4. Dernière ligne droite

  5. Après la loi

Vérifier

ExerciceCinq questions, avec l'explication après chaque réponse.

Cinq questions, avec l'explication après chaque réponse.

1. Par quelle voie la réforme du travail est-elle devenue loi en 2025 ?
2. Qui a appelé aux marches et à la grève de 2025 ?
3. Qu'a décidé le Sénat le 14 mai 2025 ?
4. Pourquoi le Conseil d'État a-t-il suspendu le décret de consultation ?
5. Lequel de ces faits est établi ?

Limites et sources

Règles

Les règles ci-dessous protègent la crédibilité de la campagne.

Les règles ci-dessous protègent la crédibilité de la campagne.

Respecter les règles de la consultation
En Colombie, une consultation convoquée par le président exige l'avis favorable du Sénat. Le décret qui a tenté de s'en passer a été suspendu par le Conseil d'État.
L'argent public ne finance pas les campagnes
Les médias publics et les contrats de l'État ont leurs propres règles. Recourir à des influenceurs payés par le gouvernement dans une campagne politique ouvre une brèche juridique et de crédibilité.
Signaler ce qui est fait avec l'IA
Toute vidéo faite avec l'IA doit l'indiquer sur l'image elle-même, surtout quand elle montre des personnes réelles.
Manifestation pacifique, sans blocage
L'appel doit dire que l'action est pacifique. Bloquer les transports qu'utilise sa propre base coûte du soutien et peut entraîner des poursuites.
Uniquement de vraies personnes
Pas de faux profils, de robots ni de comptes coordonnés qui cachent qui paie. Un hashtag gonflé par des comptes rémunérés est de la publicité et doit être signalé comme tel.
Critiquer des votes, pas des personnes
Publiez le vote de chaque parlementaire, avec la source. Dans un pays marqué par la violence politique, n'exposez ni adresses ni données personnelles.
Protéger les coordonnées
Quiconque laisse son numéro lors d'une marche doit savoir à quoi il servira. Demandez le consentement et n'utilisez pas la liste à d'autres fins.
Droit local
Les règles sur la grève, la manifestation, la consultation et la propagande varient d'un pays à l'autre. Vérifiez avec un avocat avant de commencer.

Limites

Ce que cette méthode ne fait pas, et quand elle échoue.
Elle ne prouve pas que la rue a changé les votes
La commission a classé le projet avec la marche à sa porte, et l'appel qui l'a rouvert est passé par 68 voix contre 3, avec des voix de l'opposition. Xinhua a relié le retour de la réforme à la menace de la consultation ; Cepeda a dit que le Congrès n'avait pas eu peur de la marche. Aucune donnée ne sépare un effet de l'autre.
La consultation n'a pas eu lieu
Le Sénat l'a refusée par 49 voix contre 47 et le Conseil d'État a suspendu le décret. Pour être valable, elle aurait exigé environ 13,6 millions de voix, et la Registraduría en estimait le coût à environ 700 milliards de pesos.
Le patronat conteste les chiffres
Fenalco a estimé une hausse de 18 % à 34 % du coût du travail ; Asobares a affirmé lors d'une audition en mai 2025 que la charge supplémentaire menaçait un secteur employant plus de 1,5 million de personnes ; AmCham a demandé une réforme qui ne se déconnecte pas de la réalité des entreprises. Aucune source lue ne mesure encore l'effet sur l'emploi.
Le décret a coûté de la crédibilité
L'ancien ministre de l'Intérieur Juan Fernando Cristo, les Verts, l'ex-président Ernesto Samper et 24 ONG, dont Dejusticia, se sont opposés au décret, et le procureur général a dit qu'il ne faisait aucun doute que le Sénat avait rejeté la consultation.
Argent public et influenceurs
L'enquête d'El Espectador sur les contrats de 2025 avec 18 militants et influenceurs progouvernementaux, et sur le hashtag #ConsultaPopularSí utilisé par une centaine de comptes, a jeté le doute sur la frontière entre propagande officielle et campagne. L'enquête ne relie pas ces contrats à la consultation, et le journal en a rectifié une partie sur décision de justice.
Les blocages ont un prix
Lors de la grève de mai, la mairie de Bogotá a parlé de plus de deux millions de personnes touchées par les blocages du TransMilenio et a annoncé une plainte pénale contre le président de la CUT.
La loi n'est pas celle qu'avait votée la Chambre
La CUT a combattu jusqu'au bout des points comme la semaine 4x3 ; les sources lues ne disent pas lesquels sont restés dans le texte final. En 2026, la Cour constitutionnelle a censuré une expression de l'article 17 (C-081/26) et validé une expression de l'article 19 (C-030/26).
Elle ne décide pas l'élection suivante
Le 21 juin 2026, Iván Cepeda, du Pacto Histórico, a perdu le second tour d'environ 250 000 voix. Aucune source lue ne relie ce résultat à la réforme, et le nouveau ministère a abrogé en août 11 circulaires du gouvernement précédent en matière de travail.

Sources

Ce playbook a été construit à partir des communiqués officiels du Sénat, de déclarations de Petro, des ministres et de Fabio Arias reprises…

Ce playbook a été construit à partir des communiqués officiels du Sénat, de déclarations de Petro, des ministres et de Fabio Arias reprises par la presse, de l'analyse de Colombia Politics, de décisions du Conseil d'État et de la Cour constitutionnelle et d'articles publiés entre décembre 2023 et août 2026. Toutes les pages ont été consultées le 28 octobre 2026.

47 sources

Qui l'a fait

Données

Presse

Analyse

Image: Bernard Gagnon, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons (adapted)

Mis à jour le 28 octobre 2026

Adapter ce playbook avec l'assistant

Playbook suivant Janonismo

Adapter à votre pays

Les toolkits affichent alors les outils les plus utilisés dans ce pays (Telegram là où il domine, par exemple), ses règles électorales et l'état de son internet. C'est un point de départ, pas un examen juridique. Le choix n'est enregistré que dans ce navigateur.